Si personne ne nous lit, à quoi ça sert de faire des brouillons.
J'en ai des tonnes dans mon cahier, sur mon ordi , des "sans titre" car je me sens honteuse de leur donner le nom d'articles.
D'ailleurs, même ici, ce qui me pose le plus de problèmes, ce sont les titres et les tags.
Parfois, j'ai l'impression de vouloir mettre en place un mode d'emploi de ma personne, afin de pouvoir le relire, et mieux arriver à me cerner, à me définir.
Si je laisse ma vie réelle (rien qu'à l'écrire le mot paraît dénué de sens) de côté, c'est plus une question de circonstances que de choix.
Je ne souhaite pas surfer sur la vague du mystère.
C'est juste qu'en ce moment il ne m'arrive rien. Mais vraiment rien.
Ou bien tant de choses qui sont liées à mon passé, et je comprends peu à peu l'importance et l'urgence de s'en détacher.
Je suis épuisée à l'idée de me réfugier derrière, de trouver le pourquoi du comment de mes réactions, de revenir à la source.
Dans les faits, ça ne change rien, sans compter que ce n'est pas franchement rassurant de se sentir à ce point conditionnée et donc prisonnière.
Ce qui est paradoxal, c'est que j'ai à la fois l'impression de me diriger vers un moi plus vrai, plus conforme.
Arriver à oublier quelqu'un sans utiliser quelqu'un d'autre, arriver à refermer une porte sans creuser sur ce qui s'est passé, jusqu'à m'en rendre malade. Arriver enfin, à laisser quelqu'un sortir de ma vie sans ressentir ce sentiment étouffant d'abandon.
Me dire que je n'y peux rien, que je ne suis pas responsable.

PS: De nouveau dans l'angoisse du titre, je cherche donc une idée de thèmes déclinables à l'infini. Des idées ?