Fin des vacances. Une fois n'est pas coutume, le mois de Septembre s'annonce moins redoutable que les années précédentes. En revanche, j'aperçois une vengeance et un bouleversement cosmique à partir du mois d'Octobre.

Que dire d'autre, j'ai découvert avec une satisfaction non dissimulée que le chat n'est pas opposé à la visite nocturne d'un être du sexe opposé au mien. Pour dire la vérité, il est juste terrifié. Vous l'aurez compris, j'ai franchi le cap. Etant une maniaque du contrôle et des émotions, j'ai évidemment jeté mon dévolu sur un pseudo ex. Je dis pseudo parce que pendant longtemps, et en raison de ma faible expérience, histoire de me faire mousser je décernais le titre d'ex à tous ceux que j'avais embrassé.

J'en suis revenue. Bref, des risques soigneusement calculés, je me suis quand même pris dans la gueule que les femmes n'avaient pas le monopole du coeur (nous sommes de bords politiques divergents, ce qui donne lieu à des affrontements sanglants, qui le seraient encore plus si je prenais le temps de construire mes argumentations.)

Et, joie non dissimulée, il a appelé le lendemain.

Je me dis que c'est peut être ça grandir. Que le fait de s'apercevoir qu'une personne n'est pas LA personne ne signifie pas obligatoirement qu'il faut s'en protéger, et que ça n'enlève pas la valeur ou la beauté du rapprochement.

Je me rends compte aussi que naviguer en terrain connu est à peu près tout ce que je suis capable d'accomplir pour le moment. Que de m'ouvrir à quelqu'un d'autre de nouveau est encore au dessus de mes forces, et que je suis encore abasourdie par l'intérêt que certains peuvent me témoigner. J'aimerais vraiment que ma confiance en moi ne disparaisse pas dans chacune de mes relations sentimentales. Parce qu'en vérité, il est là le risque pour moi. Je n'ai pas peur de souffrir du dédain ou de l'absence de l'autre. J'ai peur de me faire souffrir moi. De me détester à nouveau. De me sentir vide.

Ca ne me fait plus peur de penser que je suis peut être enfin guérie de lui. Parce que si c'est le cas, ce n'est pas grâce à quelqu'un d'autre, mais à moi toute seule. Que même si je me suis recroquevillée, que je me considère comme plus dure, j'ai aussi l'impression d'être plus libre et moins soumise à l'opinion que les gens ont de mes faits et gestes.

Sur ce , je vais quand même essayer de maintenir mon appartement dans un ordre approximatif afin d'éviter de passer la journée en gants mappa à ma prochaine rencontre (et oui, je recommence à travailler lundi moi)