Les filles ça a des copines, avant toute chose.

Des copines qui en ont vu de toutes les couleurs, du mec qui disparaît du jour au lendemain, à ceux qui ne rappellent jamais. Du mec qui a une définition très personnelle de la tromperie, ou de la fidélité au choix, à celui capable de te blesser mortellement en déclarant qu'il ne t'a jamais aimé.

En plus des copines, et bien il y a juste ton passé. De la blessure mal refermée, à l'envie de vengeance. Du besoin impérieux de plaire, d'exciter, de séduire au difficile apprentissage d'une réputation salie.

Les filles, ça a souvent aussi un premier amour. Je parle ici du paternel, de sa présence ou absence. Du lien qui est censé tout conditionner. l'image que tu as de toi et l'image que tu as des hommes. De la valeur que tu/on sera en mesure de t'accorder.

Plus on grandit, plus ça empire. On finit par ne plus rien savoir. Heureusement le coeur continue à sursauter, comme par à coup. Ca c'est fait. L'embêtant, ce n'est pas le coeur, c'est le ventre.

Lui il garde tout, la peur notamment, la douleur qui te plie en deux, les reflux acides qui te brûlent et l'impression que tu vas exploser. Il conserve l'empreinte de la rage et de l'épuisement, et le goût amer de l'injustice.