20 novembre 2009
Des promesses, des promessses
A croire qu'on ne peut compter sur personne. J'ai déjà parlé de celui là qui m'a enlevé de sa liste d'amis Facebook. Et qui a également effacé mon numéro. D'aucuns diront que peut être je lui ai fait du mal (et non ce n'est pas le cas). D'autres diront qu'il a refait sa vie et que c'est elle, la nouvelle, la responsable de cette éradication. C'est ce que je pense aussi parfois.
Est ce qu'on efface aussi les souvenirs ? Qui a mal ; moi ou mon égo ?
Se sentir conne parce qu'on se souvient d'une date joyeuse.
Se sentir ridicule parce que ces choses là ont de l'importance pour soi et soi seule.
Peut être finalement qu'un anniversaire ne devrait être souhaité que par le tableau des gens qui composent la vie de tous les jours.
Exit les revenants, les amours mortes, les disparus. Tous ceux dont on n'a plus voulus. Oui, quelle est leur place ?
Se retrouver à échanger des banalités, se faire accuser de méchanceté envers la nouvelle copine mentionnée à outrance, savoir que le coup de fil ou message de sa part ne viendra jamais car désormais, tous les ponts sont rompus, savoir qu'il ne tiendra jamais la dernière promesse qu'il m'avait faite.
Savoir que j'ai encore mal, aussi parce que pour moi c'était beau et précieux ce qui s'est passé. Qu'avec lui j'avais réussi à me sentir à nouveau vivante.
Je ne veux plus avoir à aimer quelqu'un pour le perdre ensuite
25 octobre 2009
Je hais les dimanches (bis)
Mon trait de caractère le plus flagrant est sans aucun doute le manque de discipline, d'astreinte, de rigueur. Le fait d'avoir finalement arrêté la cigarette après des années à les enchaîner comme si la réponse se trouvait au fond du paquet ne m'a en quelque sorte rien couté. Je ne me dégoute plus à cause de ça. Mais maintenant c'est l'êtat de mon appartement qui me désole.
En écrivant ces lignes je me rends compte que le premier mot qui est apparu sous mes doigts était ma chambre. Comme si j'étais encore une enfant, comme si je n'avais pas vraiment ma place en ces lieux. Est ce pour ça que je ne m'approprie jamais aucun endroit, seulement une accumulation sans fin de choses qui se révèlent inutiles ?
Je suis incapable de trier quoi que ce soit. Et pour explication j'oscille entre mon optimisme béat qui fait mon charme et qui m'amène à croire sincèrement qu 'on ne peut se passer de rien ni de qui que ce soit, ou bien ma paresse qui amène peu à peu à la suffocation.
Tout ceci se retrouve bien évidemment dans ma vie personnelle. Je ne peux même pas décrire la préparation mentale qui s'impose à moi à l'idée de me rendre quelque part et de voir des gens. Sur place, ça se manifeste par des bouffées délirantes et une sociabilité à outrance, des fous rires qui me submergent, où, pendant quelques instants, je me fous bien que ce qu'on peut penser de moi tellement l'émotion est forte, et parfois, comme par miracle, celle ci est partagée et les autres rient aussi.
J'aimerais que ces moments volès arrivent à me satisfaire, que je ne me sente pas obligée par la suite de les décortiquer, de les passer au crible, pour décréter finalement que cela n'en valait pas la peine.
24 octobre 2009
En avoir ou pas
Internet est un outil très dangereux. Tu peux voir qu'on essaye de t'effacer, de détruire toutes traces de toi. Mais il n'y a que la vraie vie pour apprendre d'une voix amie que un certain qqun pense que de te croiser dans une soirée mettrait sa chérie mal à l'aise. La Pauvre. Je ne me souviens même plus la dernière fois que quelqu'un a eu ce genre d'égard pour moi. Et une chose est sûre ce n'était pas lui.
Et puis comme ça en fouillant, j'apprends que celui qui m'a volé mon allégresse pour citer ma chanteuse favorite est papa depuis peu. D'une petite fille. Lui qui, il y a un peu moins d'un an, riait à l'idée.
La vie de tout le monde avance,et ce qui me fait peur c'est que je me dis, que si ça m'arrive, ça va être aussi à la vitesse de la lumière, un grand tourbillon qui fera qu'un jour je me réveillerais la main dans celle de quelqu'un.
Ou alors ça ne m'arrivera pas.
