Moi, je sais pas linker. Alors c'est un peu dur pour faire des références ou des réponses.
J'ai juste l'impression que les gens ne se font plus confiance.
Qu'ils ont tellement peur qu'ils en demandent toujours plus, ou bien qu'ils choisissent délibérément de ne rien laisser germer.
Bon ce post est un peu en réaction à ce que je peux lire sur la blogosphère (oui, je linke pas, mais je visite hein)
Parce que perso, si je fais le compte, 'a une masse de gens qui ont mon numéro dans leur portable. Bon, c'est aussi dû au fait que je fête mes dix ans de relationship avec un forfait, un opérateur, et un numéro.
Que je suis une parisienne avec des bouffées délirantes de sociabilité à outrance, pour peu qu'il passe du Dalida en fond sonore, que mes cheveux soient propres et que j'ai un verre à la main.
Bref, les numéros, moi je ne les prends plus, parce que je ne peux pas en effacer un; non, ce n'est pas du sentimentalisme aigu, cf dernier post, c'est juste que j'ai un portable de merde ( l'opérateur est très gentil, mais moi je suis très maladroite, alors j'ai choisi le modèle incassable)
Bref, du coup je me retrouve avec une liste de numéros de gens que je ne vois plus, pour raisons multiples et diverses.
On peut rajouter à la facilité déconcertante d'échanger un numéro à 10 chiffres, le nouvel outil à notre disposition que je persiste à appeler l'application du Diable. Où pour peu que la demande soit acceptée, on a non seulement un moyen de contact, l'accès aux infos personnelles de l'autre, une update en temps réel de son quotidien (ceci dit peu de gens sont aussi assidus que moi à l'update de status)
Bref, alors après le pourquoi il rappelle pas après cette magnifique soirée, on peut décemment se poser la question : Pourquoi ne rappelle t'il pas après avoir pu consulter mes photos de vacances où je suis une bombasse en maillot, ma liste de goûts qui font de moi une personne encore plus intéressante et qui lui donne plein de moyens d'engager la conversation, et les interactions de mes amis où on forme une bande tellement sympa que merde, il ne devrait penser qu'à une seule chose, se rapprocher de toute urgence de ce "papillon de lumière".
La vérité, je l'ai appris le hard way, après des années d'errance, une phrase d'une fille rencontrée dans un bar : "UN MEC INTÉRESSÉ RAPPELLE". Et j'étais tellement scotchée de n'y avoir jamais pensé. D'avoir toujours cru que j'en avais fait trop ou pas assez, d'avoir oublié que tout devrait être simple. Que quand ça marche, ou que ça a vocation à marcher, et bien c'est simple.
A mon sens, toutes les autres règles sont de la connerie, celle de trois jours, les multiples étiquettes des relations des jeunes d'aujourd'hui, je ne les cite pas toutes parce que 1 je n'ai pas tout retenu et 2, considérant ma nature angoissée, je n'ai pas besoin de me créer des monstres qui viendraient m'embrouiller le cerveau.
Ce qui me frappe, c'est que je me dis que l'avalanche de ces multiples possibilités ne fait que rendre les gens encore plus soupçonneux et difficiles. Que sous des couverts de libération, d'expérience et de multiples aventures, la connaissance et la rencontre de l'autre s'apparente à un jeu de piste, un labyrinthe des émotions que l'on pense pouvoir contrôler.
Où on essaye d'éviter ce qu'on a pu vivre avant, l'attente, le doute, la déception, la douleur qui te broie le coeur.
Quelle foutaise. Cette coexistence du cynisme voir du mépris de l'autre le plus complet et parallèlement, cette attente de la Rencontre, de l'Amour, de la Personne qui changera tout pour toujours. Et c'est censé se produire au moment même où l'interaction se produit. Et surtout se concrétiser d'urgence. par la PREUVE IRRÉFUTABLE. : l'appel, le texto, le baiser , la nuit d'amour. Sauf que la preuve n'est jamais irréfutable dès lors que l'Autre (qu'entre parenthèse on ne connaît pas) ne s'applique pas minute par minute à nous prouver que ce n'est pas de la foutaise, que c'est pour de vrai cette fois, toi même tu sais bébé. Ca fait beaucoup de pression.
Personnellement je ne suis sensible qu'à l'opérette et à l'envoi de bouquets de pivoines avec une carte de visite cornée.